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Toi que j’ai perdu
Toi que j’ai perdu dans l’or des matins ensoleillé
Comment désormais accueillir les aubes claires ?
Vois dans mon cœur, l’hiver loge dans un ciel noir.
J’ai perdu des bouts de l’été et l’automne pleure
Déversant sur mes joues, des larmes séchées.
Entre mes mains, la froideur du vide a pris place.
Le retour du printemps naîtra dans l’abondance
Des saules pleureurs qui comprennent si bien
L’étoffe de ma douleur, vais-je mourir ou survivre ?
Tant de questions qui blessent brisent mon âme.
J’ai dans les yeux que l’écueil de mes naufrages,
Que les déserts arides de ta rivière bleue.
Pourquoi ne m’as-tu pas aimée, toi qui m’avais dit
Que j’étais vraiment celle que tu cherchais.
La perle rare des chemins, ton âme sœur.
Pourquoi ô ma vie, suis-je ainsi affligée et tourmentée ?
Pourquoi les saisons s’enfuient avec mes bonheurs ?
Je me suis perdue dans le détale des rêves fous.
©Janedeau