Avec toi, ô vent de désillusion
Je voudrais être ce soleil sur tes épaules.
Cette ombre endormie dans ta mémoire.
Je ne sais pas comment vivre ni t’oublier
Chaque jour, tu vogues dans ma pensée
J’ai le cœur lourd juste d’ouvrir les yeux.
Les lendemains s’habillent de ma souffrance.
Je voudrais n’avoir jamais ouvert les yeux
Sur ce monde déchu et ce monde froid.
La tristesse au bord de mes larmes, ne coule
Au ruisseau de mes joues, ô oasis tarie
Dans le désert des coeurs sans amour
Je vais et erre l’âme vide, sur les chemins.
C’est ce vent de désillusion qui m’emporte
En naufrage sur les berges de ta rivière bleue.
C’est l’impuissance à toucher ton cœur
Qui m’habille de désespoir et me maquille
D’errance sur le flot des vagues insoumises.
Je reste là, seule à ne pas comprendre.
Avec toi, ô vent de désillusion, tu ne sais pas
Ses deux derniers jours, j’ai failli, chaque fois
Sur les routes, perdre la vie dans deux accidents.
C’est ça la vie, c’est ça mourir ? Tout va si vite
Et toi tu ne sais pas combien j’ai mal
Tu ne sais pas combien ton silence me tu.
©Janedeau
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