Ce poème est en hommage pour le vent
Celui qui m'a quittée sans me donner d'explication
Depuis, je suis brisée, tellement
Je n'ai jamais pu me rebâtir, impossible
J'ai mal, il est toujours dans mes pensées, indestructible
Je l'attends. Je l'aime encore
C’est toi que j’attends, que je vois
En vain ma peine succède à mes peines passées,
Elles s’enfoncent dans l’abîme de mon cœur.
Dans ma mémoire, rien non rien ne peut t’abroger.
Ô vent d’automne, toi qui avais fait mon bonheur.
Je revis notre rencontre comme l’automne dernier
Perdu sous l’arche des pluies et des feuilles tombées
Pareil à cette demeure solitaire trouée des hier
Où la douceur prenait des chemins d’onde, écoulées.
Le souffle glacé, ton souvenir encore revient me hanter.
Sur mon front, le temps a laissé des rides de douleurs.
Les heures qui passent semblable aux jours désertés
Marquent dans les chemins d’errance, mon âme brisée.
Ô mon vent d’automne, vois dans les grandes marées
Vois dans ta rivière bleue, tu n’as pas quitté mes yeux
L’aurore du matin dépose encore ses baisers dans la rosée
Ils glissent tels des psaumes récités en vœux pieux
L’ombre de ton souvenir amoindrit ma tristesse
Au chœur des nuages, je te vois, dans les déserts
Qui m’habitent, je te vois dans la percée de ma détresse.
Oh mon amour pour toi n’a ni lendemain ni de hier.
Mon amour n’a pas de nuit, tu es ma flamme ensoleillée
Tu es la myriade d’étoiles qui m’irradie et m’embellis,
Tu es le vent, ce vent d’automne que j’entends soupirer
Qui me fait entendre les échos de ta voix si jolie.
Je te vois dans chacun de mes rêves, ô doux songe
Je vois ton ombre endormie enlacée dans mes bras,
Les voiles du matin, sous le soleil, se prolongent
Gardant en mon âme ton image qui me répondra.
©Janedeau
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