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De vous, je ne cesse de penser
J’ai oublié mon cher amour, le son de votre voix
J’ai oublié la lune dans les étoiles de vos émois
Vos yeux qui me parlaient affutaient mes silences
Et j’entendais alors la griserie de vos tendresses.
Qu’ils sont loin maintenant ses instants d’euphorie,
Tous ses baisers aux grandes marées de mes favoris
J’implore le ciel d’écourter les sentes de mes larmes
De faire taire en mon cœur, le ru de vos charmes.
Prisonnière, je suis dans la tour profonde des nuages
Embrumée dans la soie de mes rêves de naufrage.
Comme une noyée, je cherche la bouée de vos bras
Et les innombrables oasis épars des déserts du Sahara.
Je bois dans ce néant, la langueur de vos soupirs,
Je hume l’élan de vos parfums de fougère en délire.
La nuit écrit d’incessants solfèges pour les oiseaux.
Dans l’abondance de ce cortège, j’oublie mes maux.
Il n’est plus doux soleils que ceux de vos sourires,
Que l’ivresse espérée en vos sens qui dérivent.
Aux anges, je chante des mélopées à mourir
Posant des vœux sur le rebord des vos désirs.
©Janedeau