Je me poserai sur l’aile de tes ivresses
L’heure bleue vient où nos regards se croisent
Et nos âmes perdues dans des labyrinthes d’ivresses
Scellent un indéfinissable lien nouant nos émois
La nuit des rêves se réveille et se pare de lumière.
Docile, je viens boire à la fontaine de tes lèvres
Ce vin doux qui me grise en tes assoiffés rivières.
Je promène mes délires sur ton corps majestueux
Et mes doigts tressant des désirs, te caressent.
Le jour étincelle sous l’ombre de tes flammes
Et le soleil de ta tendresse envahit l’aube de ma chair
Des monts de laves s’écoulent et t’emprisonnent
Au gouffre d’or de nos tumultueux refrains.
Tu sublimes de clarté la beauté des champs du ciel
Et je m’envole avec toi au pays des éternels printemps,
Sous tes mains, abondent nos voyages lunaires
Et fleurissent les étoiles aux creusets de nos errances.
Tout un monde d’éternelles extases nous emprisonne
Sous l’assaut de nos infinies marrées volcanique.
L’été qui vient d’émigrer dans l’aurore de nos iris
M’enivre quand je me pose sur l’aile de tes ivresses.
Et quand vient la nuit bercée par tes langueurs
Je cherche l’amarre des étoiles de tes yeux
Seuls les océans de l’amour qui me submergent
Me font périr sous l’écueil de tes baisers.
©Janedeau