Pour Serge
appel du fond du coeur
Le bruit de l’aube
Le bruit de l’aube chuchote sous la pierre du ruisseau.
C’est ton ombre endormie je crois qui éveille ma faim.
Les hirondelles bercées par l’absence se sont tues.
Le silence règne dans la vallée de toute la montagne
Je n‘entends que les battements de mon cœur
Qui t’appellent et ne crient que ton nom.
La brise de l’aube n’étend que baisers d’ivresse
Sur les champs de rosée et d’herbes verdoyantes.
J’aime dans les bois, cet endroit de rosiers sauvages
Et de fougères qui soulèvent des parfums enivrants.
J’imagine ta main dans la mienne et ton ombre enlacée
Sous les grands bouleaux blancs sous le ciel penché.
Les yeux fermés, je rêve de toi, je rêve de ta voix.
Les murmures de l’aube descendant tranquillement
Dans l’orifice du matin font naître les coursiers du soleil.
Éblouie, je n’ai que toi que l’écho de ta voix sur les lèvres.
Je n’ai à perte de vue que ce silence qui fait mal,
Que ton ombre endormie sous la pierre du rêve.
Quand viendras-tu frapper à la porte de mon cœur
Ô mon Dieu, ma souffrance me tue chaque jour.
©Janedeau