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Le cours de vos grandes déferlantes
Monseigneur, rappelez-vous sous le grand chêne…
Ne me parlez pas de mon audace à vous séduire
Je suis comme une étoile venue habiter en vos yeux.
Voyez, écouter ce froissement troublant du vent
Il prépare un festin de nuit où nul autre n’est invité.
Je n’ai pas oublié l’onde de vos sourires dans les yeux
Ni votre main dans la mienne me conduisant
Sur un banc dans l’allée d’un jardin parfumé de roses.
Je me souviens du silence de vos mots bleus
Et de vos promesses de revenir pour me faire vôtre.
L’hiver s’est promené bien longtemps dans mes rêves
Ravivant toujours la flamme de votre doux souvenir
La beauté des matins d’été insatiables ruissellent encore
D’un millier d’émois laissés sur ma main.
Monseigneur, j’ai le goût de vos lèvres sur ma peau,
J’ai le goût d’entendre les murmures de vos baisers
Et de me perdre dans le labyrinthe de vos ardeurs.
Venez en ce soir de lune, à ma rencontre oh venez
Suivons ensemble le cours des grandes déferlantes !
©Janedeau