À toi le vent
À toi le vent qui habite en ma mémoire
la bruine du matin défait mon rêve
Dans les champs, je courre et je cherche ta rivière bleue
mais je ne trouve pas et je fais naufrage dans les méandres des bois,
suspendu aux arbres dénudés, je grelotte et j'ai froid
j'attends l'heure où j'aurai tout oublié
où l'hiver à jamais ensevelira mon âme
©Janedeau