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Quand tu reviendras
Voilà que le jour se repli, que le crépuscule se fane
La nuit veille encore comme la lune dans mes rêves.
Je reste éveiller pensant à toi dans la brume diaphane
La fuite d’un lourd sommeil, sans répit, fait une trêve.
Je ferme les yeux, je te vois ô mon vent du désir
J’attends ta voix chuchoter mille mots d’amour
Et je supplie la nuit de s’éterniser à en mourir
Sur ton image que j’aime avant que vienne le jour.
Quand tu reviendras, je laisserai tomber les voiles
Je glisserai sur l’onde assoupie de notre amour.
Le voyage de mes songes accostera sur la seule étoile
Accrochées au fond de tes yeux dès la levée du jour.
Déjà l’automne aspiré au parfum de tes doux émoi,
Fleurit sur mon cœur comme mes roses du jardin,
La tendresse qui me lie à toi me montre la voie
À suivre l’envol de tes silence apaisant de toi ma faim
Les cheveux dénoués emmêlés sur l’oreiller
Me rappellent nos ébats et la fièvre de tes baisers
Je caresse l’aube qui se montre, restant éveiller
Voulant gouter encore aux extases de l’été passé.
Vois, ta rivière bleue s’écoule sur la mer de mon cœur
Tu es resté le vent de mes désirs et celui de mes délices.
Je sais que tu m’entends et que tu chavires de langueur,
Que tu as du mal à croire à l’amour et à ses prémisses.
J’ai déjà écrit notre avenir sur les pages d’un ciel bleu
Et effeuillé des gouttes de pluie, nos frissons d’amour.
Je crois encore en toi désirant que tu sois heureux.
J’espère devenir tienne pour le restant de mes jours.
©Janedeau