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Sur l’îlot de tes ivresses
Ô mon amour, ma douce langueur des nuits
Quand je me recueille dans l’antre de ton désir
C’est la soif de tes baisers qui vient m’assouvir,
Qui emporte au ciel la rumeur de nos envies.
Au calice de tes lèvres, je bois cette ivresse
Qui brûle nos chairs de millier de soleil
Tu es cette lumière vive à mon réveil
Qui fait naître des archipels de caresses.
Vois ses pluies d’étoiles au fond de mes yeux,
Ruisselant sur les flots de tes incessants ressacs
Vois ce doux naufrage cueilli comme moissac*
Ce vin doux, élixir qui nous rend bienheureux.
Regarde poindre nos motets* d’harmonie
Qui vendangent à perfection nos silences
Il ne nous reste que ses échos de lune dense
,Que ce gouter à ses dix mille rêves qui nous lient.
Tes soupirs sont les chuchotements du ciel
Et l’envol des oiseaux migrateurs de ma tête.
Tes berges blanches, ma dernière conquête
L’ultime passion de survie, oxygène essentiel.
Entends-tu dans mon cœur, les battements
Des tambours de l’orage, ses palpitations
Qui nous conduisent au seuil de l’émotion
Celle de perdre la raison pour un instant.
©Janedeau
* moissac : Variété de raisin de table blanc, produite dans le Tarn-et-Garonne.
* motet : Composition musicale à une ou plusieurs voix, religieuse ou profane, avec ou sans accompagnement.